Extrospection

Un titre générique pour caser et partager mes passions, mes créations. Cinéma, musica, dessin et bouquins sont de la partie. Bref, les bouts de cervelle qui animent le specimen ÉLias_

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Lundi 31 mars 2008


C'était ce vendredi 28 mars au Glaz'art, Paris.

Magyar Posse
C'est par hasard que j'avais fait la connaissance de ces Finlandais il y a quelques années, grâce à un intriguant sticker collé sur leur premier album par un disquaire de chez Gibert, qui qualifiait leur musique de post-rock sous influence Morricone. Alors j'ai dit miam et j'ai pris. Trois disques plus tard — témoignant chacun d'une passionnante évolution — Magyar Posse est devenu l'un de mes groupes préférés. J'étais donc particulièrement impatient d'assister enfin à une prestation live. Le résultat était tout simplement merveilleux, loin d'une froide démonstrativité technique. Nous avons eu droit à une performance pleine de sève et de fièvre, où leurs morceaux déroulaient leurs fascinantes et virtuoses circonvolutions avec une grâce constante. Je me sentais littéralement décoller du sol tellement j'étais en phase. Sur le devant de la scène, une violoniste flamboyante porte les compositions aux sommets du lyrisme, yeux fermés, sourire radieux, conscience du bonheur partagé. Dans ces paysages sonores parfaitement cinématographiques, la mélodie et le rythme sont rois, les quelques éclats de voix parachevant l'oeuvre de quelques frissons supplémentaires. Fabuleux.

Acetate Zero assurait la première partie. Jolie découverte que cette formation parisienne en perpétuelle mouvance. D'un titre à l'autre, les cinq musiciens ne cessent en effet de se refourguer leurs instruments et d'alterner au chant. On est dans du post-rock à guitare, tantôt cristallin tantôt gras, assez proche d'Explosions in the sky (pour aller vite). Les premiers morceaux me faisaient un peu craindre le manque d'idée et une relative tiédeur, les boucles répétées échouant un peu à déboucher vraiment sur quelque chose. Mais lorsque l'électricité et la batterie se sont invitées, le groupe est parvenu à créer de très prenants moments de transe. Tout juste regrettai-je alors une magie un peu trop fréquemment interrompue avant l'heure.

par ÉLias_ publié dans : Musica
 
 
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