Extrospection

Un titre générique pour caser et partager mes passions, mes créations. Cinéma, musica, dessin et bouquins sont de la partie. Bref, les bouts de cervelle qui animent le specimen ÉLias_

Pour ne rater aucune mise à jour, inscrivez-vous à la newsletter... 
;-)
 

Following

Inscription à la newsletter

Le Mois du jour

Octobre 2007
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Rayons

Recherche

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
 
Mardi 30 octobre 2007
Quelques recherches de persos pour un nouveau projet dont le scénario n'est pas de moi.




Dimanche 28 octobre 2007

Mercredi 24 octobre 2007


Jeudi 18 octobre 2007
Citation hasardée de Charles Baudelaire, in Les Épaves.



Vendredi 12 octobre 2007
Mercredi 3 octobre 2007
« La vie humaine — ah ! La vie en elle-même — est poésie. Inconscients, nous la vivons, jour après jour, étape par étape, — mais dans son intangible unité, elle vit, elle nous fait poésie. Loin, bien loin de l'ancienne formule : "faire de sa vie une oeuvre d'art", nous ne sommes pas notre oeuvre d'art. »
Lou Andreas-Salomé, Mon remerciement à Freud




Lou Andreas-Salomé, Ma vie
Hélas pour moi, je crois n'avoir rien lu de Lou. Ce qui fait que son autobiographie n'a pas été évidente à aborder. L'auteur s'adonne en effet à l'exercice des mémoires selon une méthode assez peu conventionnelle, car thématique et non chronologique. Elle reconstitue son parcours en creux, laissant nombre de choses dans l'ombre, évoquant des figures du passé qui sont aujourd'hui un peu oubliées. Le fil n'est donc pas toujours facile à suivre. Cependant, cette approche par le sensible et par l'esprit donne lieu à de très jolies pages, qui ouvrent souvent à la réflexion. On y découvre une femme libre, qui voyage beaucoup, qui s'efforce de rester fidèle à certaines valeurs, à certaines passions, à ce qu'on pourrait appeler la poésie de l'existence. L.A.-S. aborde avec une grande intelligence des notions aussi essentielles que le sens de la spiritualité, l'amitié et l'amour. Elle évoque bien sûr aussi son attachement à la terre russe, ainsi que les grands noms qu'elle a fait plus que croiser (Nietzsche, Freud). Son témoignage prend parfois la forme d'une analyse critique, qui s'avère d'autant plus précieuse qu'elle vient de quelqu'un qui a assisté au développement des oeuvres et des pensées de ces hommes. Autre force de cette construction, Salomé semble laisser à l'arrière-plan son mari, l'évoquant à peine, ce qui n'a pas cessé de m'interroger. Elle garde en fait pour les dernières pages le moment de parler enfin de lui, et le portrait plein de dignité qu'elle en trace alors suscite une émotion inattendue. Mais les plus beaux passages sont sans doute ceux consacrés à Rilke, qui laissent entrevoir une compréhension assez unique entre deux êtres, entre deux âmes, bien au-delà du "simple" rapport amoureux. Une lecture pas indispensable, donc, mais qui donne tout de même matière à puiser.




Jules Roy, La Vallée heureuse
La vallée heureuse, c'est la vallée de la Ruhr, ravagée nuit après nuit par les bombardiers de la R.A.F. pendant la Seconde guerre mondiale. Roy s'inspire évidemment de sa propre expérience de pilote, encore bien vivace (le livre paraît en 1946). Avec une humilité assez touchante, il rend compte de la dure réalité de ces missions où les hommes trouvent le temps de s'interroger sur la valeur de l'existence, espérant à chaque fois que leur nombre leur permettra par un atroce jeu de pourcentage de passer à travers les tirs de la D.C.A. et des chasseurs ennemis, parfaitement conscients qu'ils bombardent non seulement des objectifs militaires mais aussi des civils, parfois même leur propres concitoyens. L'auteur n'abuse jamais du pathos, ne sombre ni dans la mièvrerie ou dans les clichés du soldat tourmenté. Il nous hisse simplement à hauteur d'homme, dans une communauté qui a ses codes, qui sait éventuellement faire preuve de solidarité sans non plus perdre de vue certaines distinctions de classe. Une vraie oeuvre de poète, dont l'intérêt dépasse le seul témoignage historique.




Ernesto Guevara, Voyage à motocyclette
Pour ceux qui, comme moi, apprécient les récits de voyage, voilà un très beau texte, dénué d'artifices comme de prétention, rédigé par Guevara à l'occasion d'une traversée du continent sud-américain en 1952. Il s'agit vraiment la plupart du temps de simples notes. Je ne pense pas que le Che écrivait en ayant en tête une possible publication. On a davantage affaire à un récit proche du journal intime, privilégiant l'anecdote au jour le jour et affranchi de toute exigence narrative. On n'y trouvera par exemple aucun dialogue. Il y a un côté très picaresque dans l'odyssée de ces deux routards qui avalent des kilomètres à moto, en stop, à pied ou en bateau, se débrouillant comme ils peuvent pour dormir et se nourrir, nous offrant au fil des étapes des considérations tantôt touristiques, tantôt sociologiques sur les différents pays traversés, où consciences du passé, du présent et de l'avenir se mêlent. Entre deux crises d'asthmes, entre deux arrêts dans des léproseries, Guevara trace un portrait saisissant de l'Amérique latine, de la réalité du métissage des peuples, et d'une possible évolution de la situation politique qui pourrait éventuellement trouver sa voie dans une révolution. Ceci n'est qu'esquissé, mais rétrospectivement cette intuition prend évidemment un poids tout à fait étonnant.




Klaus Kinski, Crever pour vivre
Éprouvante autobiographie de ce grand acteur qui confirme ici — par son récit comme par son écriture — qu'il est véritablement fou. Mais la folie n'est-elle pas qu'une vue de l'esprit, une notion relative ? Voilà le genre de questions que ces pages pleines de fièvre nous amènent à nous poser. De son enfance miséreuse à Berlin jusqu'à son départ pour l'Amazonie à l'occasion du tournage d'Aguirre, Kinski enchaîne les anecdotes bien scabreuses, fait le portrait d'un monde qui le débecte et qui ne le comprend pas, expose sans honte ses frasques. Arrivé à l'âge adulte, le bouquin devient malheureusement un peu lassant, dans le sens où il finit par ne parler que de baise (j'ai bien dit "baise"). Comme l'écrit l'auteur : « Je n'ai jamais oublié une femme, ou une gamine, avec qui j'ai baisé. » S'il ne s'y donne pas pour autant le beau rôle, il tient à en rendre scrupuleusement compte. Sans exagérer, j'en suis ressorti avec l'impression qu'il "baisait" à peu près deux fois par pages, et pas forcément avec la même personne. Du coup, tout ce qui concerne le travail de l'acteur, ses rencontres avec les artistes et les metteurs en scène, est impitoyablement relégué au second plan et j'avoue que ce fut un peu décevant. Si vous cherchez des anecdotes sur Sergio Corbucci ou Werner Herzog, passez votre chemin. David Lean est à la rigueur celui qui a droit à un traitement un peu plus poussé, mais uniquement parce qu'il aura donné à Kinski le goût des Rolls. Néanmoins, le style est assez jubilatoire, à l'image de cet hallucinant interprète.



par ÉLias_ publié dans : Booking
 
 
blog philosophie sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus