
Fragile
Une jolie découverte que la musique romantique et planante de ces Bordelais. De longs morceaux tout en délicate progression qui se retiennent longtemps d'éclater, basculant alors du calme cotonneux à la tempête sonique, le tout enrobant une belle voix mâle pleine de sensibilité. Bien.
Rien
Cette formation grenobloise inclassable est clairement l'un des groupes qui me passionne le plus actuellement. Un quintet puissant et impressionnant de virtuosité dont la musique est riche de vitalité. Un faux post-rock progressif à la Tortoise, sans claviers et en bien moins cérébral. Pour aller vite. Cinq bonshommes sur scène qui font preuve d'une belle personnalité avec leurs instruments, au service d'une vraie cohésion d'orchestre. Sur disque, certains plans de batterie me laissaient béat d'admiration. J'ai été rassuré de constater en live qu'ils sont l'oeuvre non pas d'un batteur à trois bras mais d'une paire de percussionnistes forcément furieux qui assurent une grande partie du show. Les deux guitaristes ne cessent quant à eux d'apparaître là où on ne les attend pas, leurs riffs ne connaissant pas la facilité, tandis qu'au centre de la scène le bassiste se révèle comme le coeur du groupe. Complexité jouissive des compositions et des arrangements, absence totale de prétention et refus de la tiédeur. On a même eu droit à quelques inédits et j'ai eu le plaisir de taper la discute avec le bassiste à la fin du concert.
Les deux albums de Rien sont dispos en téléchargement libre sur le site de L'Amicale underground. Enluminés de notes de pochette paranoïaques, ils s'intitulent Requiem pour des baroqueux et Il ne peut y avoir de prédiction sans avenir (ce qui est fort juste). Grandiose.
Kinski
Un quatuor de Seattle signé sur Sub Pop et à la discographie déjà conséquente. La plupart de leurs titres étaient de longs instrumentaux jouant sur la répétition hypnotique, la transe électrique, et là encore, dès qu'on est tenté de coller une étiquette, le morceau semble proposer une nouvelle direction qui rend vaine cette irrépressible volonté de classification. Noisy post-rock psychédélique ? Entre rentre-dedans hardcore à la Fugazi dernière période et bruitisme à la Sonic Youth première époque ? Who cares ? Le public venu en nombre a bien trippé et le groupe n'a pas économisé ses forces pour livrer un set aérien et bourré d'énergie communicative. Très bon.
par ÉLias_
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À part ça, ce vendredi soir je serai à Lyon avec Senators in bondage sur la scène de la péniche Sirius (berge du Rhône, face au 2 quai Auguagneur), dans le cadre du festival Bingo !! organisé par Popswirl. Démarrage à 20h précises, entrée libre, on joue en deuxième, encadrés par Suomi6 et The Purple Lords. Sois-en !


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Citation hasardée d'Antonin Artaud, Lettre à André Breton (juillet 1937).






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C'est loin d'être une priorité mais j'avais envie de boucler cette version de l'histoire. Les 14 premières planches sont toujours en ligne sur le site des 24h de la bande dessinée. Pour cette suite, j'ai à peu près usé de la même
technique (sans crayonnés), à peu près au même rythme (trop lent).










À suivre...
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